LES SURVIVANTS DE LA POLIO

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 le soulagement et le traitement

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MessageSujet: le soulagement et le traitement   Mar 5 Juin - 17:39

SOULAGEMENT

La fibromyalgie ne se voit pas. Pas de déformation du corps, pas de problèmes de peau, rien! Il est donc difficile de faire comprendre à l'entourage à quel point l'on souffre (la maladie est très douloureuse) ou que l'on se sent trop fatigué pour sortir. De là se faire traiter de paresseux douillet, il n'y a qu'un pas que les proches n'hésitent souvent pas à franchir, isolant un peu plus encore le malade. L'idée, c'est donc d'apprivoiser son handicap pour mieux l'expliquer et, tout simplement, mieux le vivre. Communiquer est encore le meilleur moyen de faire sortir son entourage de l'ignorance en matière de fibromyalgie.

Pronostic et traitement: Avant tout et par-dessus tout, l'auto-prise en charge est un élément essentiel à la réduction des symptômes et à la maîtrise de la maladie. La prise en charge du syndrome fibromyalgique comprend en général plusieurs modes.

Attitude d'acceptation du médecin et du patient

Examen clinique global, diagnostic précis

Information des personnes touchées, la famille, la société

Encourager les patients à jouer un rôle actif dans leur prise en charge

Assistance psychologique et psychiatrie, formation à la rétroaction biologique

Thérapies physiques, modalités physiques, programme d'exercice ( Aquaforme, yoga, physiothérapie, certains exercices de streching etc...selon condition de chacun, ne pas persister si douleur)

Essayez de trouver des remèdes simples, poche de glace, serviette chaude, massages. Soignez votre apparence (coiffure, tenue vestimentaire...)

Usage modéré des médicaments efficaces (antidépresseurs tricycliques à faible dose ( principalement l'amitriptyline, qui pris avec un peu de nourriture serait plus efficace) ou autres inhibiteurs de la réabsorption de la sérotonine, médicaments hypnotiques, médicaments sédatifs, analgésiques (tramadol), antiépileptiques(gabapentine, pregabaline)

Contrôles et suivis réguliers.

CONSEILS D'AMI:

Mesures à prendre (Article Dr Jean-Marc Brunet, n.d. 2007)

Si vous pensez souffrir de fibromyalgie, voyez un praticien compétent qui évalura votre histoire médicale et palpera certains points de votre corps pour déterminer s'ils sont sensibles au toucher. Un examen physique et des tests variés pourront aider à diagnostiquer d'autres conditions, sans avoir pour objectif précis de diagnostiquer la fibromyalgie.

L'exercice aérobique d'intensité faible à modérée (comme la marche rapide, la bicyclette ou la natation) pourrait contribuer à réduire la douleur et à améliorer le sommeil et le bien-être psychologique général, même si vous éprouviez une plus grande douleur au début. Votre praticien ou un physiothérapeute pourrait vous aider à développer un programme d'exercices.

Une thérapie cognitive comportementale avec un psychologue pourrait vous aider à faire face à la douleur, la fatigue et les pensées négatives.

Certaines personnes croient qu'il existe des aliments et des additifs, ordinairement le blé, les produits laitiers, les agrumes, l'alcool, le café ou le MSG qui exacerbent leurs symptômes. Vous pouvez essayer d'éliminer les aliments suspects, et les réintroduire dans votre régime deux semaines plus tard pour voir si les symptômes s'aggravent. Dans de petites études, les régimes végétariens ont aidé certaines personnes atteintes de fibromyalgie.

L'acupuncture, les massages, l'hypnose, et différentes autres thérapies alternatives pourraient aider, mais la preuve n'est pas concluante. De tels traitements devraient compléter et non remplacer les soins médicaux réguliers.

Mesures pour prévenir l'insomnie (Conseils d'ami Jean Coutu)

Essayez de vous coucher à la même heure tous les soirs et de vous lever à la même heure à tous les matins, y compris la fin de semaine

Suivez une routine qui vous aide à relaxer et à vous détendre avant de vous mettre au lit; par exemple, prendre un bain chaud, lire un livre ou écouter de la musique douce.

Assurez-vous que l'environnement est favorable au sommeil; sombre, tranquille, confortable, ni trop chaud, ni trop froid.

Dormez sur un matelas et des oreillers confortables.

Utilisez la chambre pour dormir. Retirez les ordinateurs, les téléviseurs et le matériel de travail de la chambre.

Finissez de manger de 2 à 3 heures avant le coucher.

Faites de l'exercice régulièrement, mais assurez-vous que votre entraînement se termine au moins quelques heures avant le coucher.

Évitez la caféine (café, thé, boisson gazeuse, chocolat) à l'approche de l'heure du coucher, car elle peut vous tenir éveillé.

Évitez la nicotine (cigarettes, produits du tabac) car elle peut entraîner un sommeil de mauvaise qualité.

Évitez l'alcool avant l'heure du coucher; il pertube la structure du sommeil.

Si vous êtes préoccupé par un problème ou une situation, réglez-le avant de vous coucher.

MÉDICAMENTS ET EFFETS SECONDAIRES

Antidouleurs: Gare à la surconsommation.

Aux Etats-Unis, les autorités sanitaires ont lancé une campagne contre la surconsommation d'antidouleurs, responsable de 56 000 hospitalisations et de 100 morts chaque année. Face à certaines souffrances, les patients ont pourtant tendance à abuser de ces traitements.

De nombreuses personnes ont été victimes d'un abus de médicaments antidouleur. De trop nombreux Américains sont aujourd'hui victimes d'overdose d'antidouleurs accessibles sans prescription. A l'origine de ces tragiques accidents, on trouve fréquemment la recherche d'un soulagement rapide, ou plus rarement des dépassements commis sans s'en rendre compte. La FDA( Autorités sanitaires américaines) a édité des brochures invitant les consommateurs à vérifier la composition des médicaments ingérés et à bien en suivre les doses. Lisez les compositions avec attention, soyez sûr des bonnes doses et vérifier avec votre médecin ou votre pharmacien que vous pouvez utiliser ces médicaments sans risque.

Antidépresseurs: On sait qu'ils peuvent nous faire du bien, mais on craint qu'ils ne nous fassent du mal. Antidépresseurs...le mot fait encore peur.

L'antidépresseur ne fait pas de magie, avertit la Dre Therrien, médecin de famille. Ce n'est pas la réponse à tous les problèmes. Il est utilisé pour traiter plusieurs maux. La Dre Therrien voudrait changer l'appellation puisque les antidépresseurs ont une indication plus large que la seule dépression. La Dre Johanne Blais, médecin de famille et professeure au Département de médecine familiale de l'Université Laval, les utilise entre autres pour les douleurs chroniques et pour les cas d'épuisement professionnel, lorsque l'état d'une personne ne s'améliore pas malgré différentes tentatives de traitement. D'autres y réfèrent pour les troubles de l'alimentation, l'alcoolisme, la toxicomanie, l trouble déficitaire de l'attention, les phobies. Le médicament, le dosage, la progression des doses, le temps de réponse et la durée du traitement sont différents selon ce qu'on veut soulager, précise Monique Garant.

Le Lyrica

Mentionnée par le Dr Arsenault lors de sa conférence en 2003, la prégabaline aurait un effet thérapeutique important pour certaines personnes atteintes de FM. Celle-ci est maintenant disponible au Canada depuis l'été 2005 sous le nom commercial Lyrica.

L'étude qui a mené à affirmer que le Lyrica peut améliorer l'état des personnes atteintes de FM a été faite à l'Université du Kentucky par l'équipe du docteur Leslie Crofford: elle a duré huit semaines et comptait 529 sujets. Selon les résultats obtenus, ce sont les personnes prenant 450 mg par jour qui ont vu une réduction notable de leur douleur, les doses plus faibles n'ayant pas vraiment agi à ce niveau. Plusieurs ont aussi déclaré que leur sommeil était de meilleure qualité avec le Lyrica. Les effets secondaires les plus fréquents étaient la somnolence et les étourdissements, mais ceux-ci étaient bien tolérés par les sujets.

Comme ce médicament est maintenant disponible sur le marché, on devrait en savoir plus dans quelques années sur sa réelle efficacité pour traiter la FM. Donc, à suivre.

Le Cymbalta (duloxétine)

Le médicament et ses effets.La duloxétine appartient à la classe des médicaments appelés sérotoninergiques et inhibiteurs sélectifs du recaptage de la norépinéphrine (ISRN). Elle s'utilise pour soigner une dépression et un trouble d'anxiété généralisée. On peut également l'utiliser pour soulager la douleur provoquée par les lésions nerveuses associées au diabète et à la fibromyalgie. Elle agit en modifiant l'équilibre des substances chimiques du cerveau qui sont associées à la dépression et à la douleur des nerfs.Utilisation du médicament.La dose usuelle recommandée est 60 mg pris 1 fois par jour. Certaines personnes peuvent commencer par des doses plus faibles, comme 30 mg pris 1 fois par jour. Les capsules doivent être avalées entières. Ne les broyez pas, ne les mâchez pas et ne saupoudrez pas leur contenu sur des aliments solides ou liquides. La duloxétine devrait se prendre à la même heure tous les jours, avec ou sans aliments. La duloxétine commence habituellement à agir en 1 à 4 semaines pour la dépression et au cours de la première semaine de traitement pour la douleur relative aux lésions nerveuses associées au diabète.Plusieurs facteurs peuvent entrer en ligne de compte pour déterminer la dose dont une personne a besoin : son poids, son état de santé et la prise d'autres médicaments. Si votre médecin a recommandé une dose autre que celles indiquées ici, ne modifiez pas la manière de prendre le médicament sans le consulter au préalable.Il est important d'utiliser ce médicament conformément aux indications de votre médecin. Si vous constatez que vous avez laissé passer de quelques heures le moment de prendre votre médicament, prenez-le dès que vous constatez l'omission et reprenez la suite du traitement. S'il est presque temps de votre prochaine dose, ne vous souciez pas de la dose omise et reprenez le schéma posologique usuel. N'utilisez pas une double dose pour compenser l'omission d'une dose. Si vous hésitez sur la conduite à tenir après avoir omis une dose, demandez conseil à votre médecin ou à un pharmacien.Conservez ce médicament à la température ambiante, à l'abri de la lumière et de l'humidité et hors de la portée des enfants.Ne jetez pas de médicaments dans les eaux usées (par ex. pas dans l'évier ni dans la cuvette des cabinets) ni avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien comment vous débarrasser des médicaments inutilisés ou périmés.Effets secondaires possible.
Consultez votre médecin si vous ressentez ces effets secondaires et s'ils sont graves ou gênants. Votre pharmacien pourrait être en mesure de vous donner des conseils sur la conduite à tenir si ces effets secondaires apparaissaient :
des changements dans votre désir sexuel ou votre capacité sexuelle,
une perte de l'appétit,
de la diarrhée, ou de la constipation,
des troubles du sommeil,
des étourdissements,
une sécheresse de la bouche,
de la fatigue,
des brûlures d'estomac,
des bouffées de chaleur,
une transpiration accrue,
de la nausée,
un écoulement nasal,
de la somnolence,
des vomissements.
La plupart des effets secondaires figurant ci-après ne surviennent pas très souvent, mais ils pourraient cependant engendrer de graves problèmes si vous ne consultez pas votre médecin ou si vous ne recevez pas des soins médicaux.

Renseignez-vous auprès de votre médecin au plus tôt si l'un des effets secondaires ci-après se manifeste :
une douleur abdominale ;
de l'agitation ;
de l'anxiété ;
une douleur oculaire ou une vision floue ;
des hallucinations ;
une incapacité à uriner ;
l'apparition de nouveaux problèmes émotionnels ou comportementaux ou l'aggravation de tels problèmes ;
l'apparition de pensées ou comportements suractifs ;
l'apparition d'ecchymoses (importantes) ou de saignements inhabituels ;
des symptômes d'une atteinte hépatique (par ex. de la nausée, des vomissements, ou une perte de l'appétit combinée à un jaunissement de la peau ou du blanc des yeux, une urine sombre, ou une démangeaison) ;
des symptômes d'un faible taux de sodium dans le sang (par ex. de la fatigue, une faiblesse et de la confusion associées à de la douleur, une raideur ou une incoordination musculaire) ;
des symptômes du syndrome sérotoninergique (c'est-à-dire, le fait de ressentir la plupart ou l'ensemble des symptômes suivants : confusion, agitation, sudation excessive, frissons, tremblements, hallucinations, accélération du rythme cardiaque et apparition subite de mouvements musculaires saccadés).
des mouvements incontrôlables du visage ou du corps.

Cessez de prendre le médicament et sollicitez immédiatement des soins médicaux s'il se produit une réponse comme :

des crises épileptiques.
une grave éruption cutanée,
des signes d'une réaction allergique (par ex. un essoufflement ou une difficulté respiratoire, de l'urticaire, une bouffissure des yeux, une enflure de la bouche, des lèvres ou de la gorge).
Certaines personnes peuvent ressentir des effets secondaires autres que ceux énumérés. Consultez votre médecin si vous remarquez un symptôme qui vous inquiète pendant que vous prenez ce médicament.Autres agents pouvant interagir avec ce médicament.Il pourrait se produire une interaction entre la duloxétine et l'un des médicaments ci-après :

l'alcool ;
l'acide acétylsalicylique ;
certains antiarythmiques (par ex. la flécaïnide, l'encaïnide, le propafénone) ;
la cimétidine ;
le linézolide ;
le lithium ;
le lorazépam ;
les inhibiteurs de la MAO (par ex. la tranylcypromine, la phénelzine) ;
les médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens ou AINS (par ex. l'ibuprofène, le naproxène, le kétoprofène) ;
les phénothiazines (par ex. la chlorpromazine, la fluphénazine, la thioridazine) ;
la quinidine ;
les antibiotiques de la famille des quinolones (par ex. la ciprofloxacine) ;
les ISRSN ou inhibiteurs spécifiques du recaptage de la sérotonine et de la norépinéphrine (par ex. la venlafaxine) ;
les ISRS ou inhibiteurs du recaptage de la sérotonine (par ex. la fluoxétine, la paroxétine, la fluvoxamine) ;
le millepertuis ;
le tramadol ;
les antidépresseurs tricycliques (par ex. l'imipramine, l'amitriptyline, la nortriptyline, la désipramine) ;
les triptans (par ex. le sumatriptan, le rizatriptan) ;
le tryptophane ;
la warfarine.
Techniques d'imagerie médicale

La médecine conventionnelle offre une variété de moyens pour produire des images des pathologies dont vous souffrez afin d'établir un diagnostic. On vous les prescrira si la douleur est aigüe, chronique ou récurrente. L'imagerie médicale demande un équipement coûteux et elle est donc pratiquée à l'hôpital ou dans un centre médical.

L'imagerie par résonance magnétique (IRM) fonctionne de la même façon qu'un scanner à rayons X mais elle utilise des électroaimants très puissants et des ondes radio au lieu de rayons X. C'est un des examens les plus précis pour les dommages du système nerveux, des articulations, des tissus mous et la détection de dysfonctionnements et de blessures à la colonne vertébrale.

Techniques de détente

Plusieurs techniques ont été développées afin de dimiuer la tension musculaire et aider à contrôler le stress. Ces techniques peuvent être très différentes l'une de l'autre. Certaines sont exécutées pendant quelques secondes; d'autres vont nécessiter de l'équipement spécialisé et peuvent durer plusieurs heures. Voici des exercices nécessitant peu de temps:

Compte à rebours:

Cet exercice peut être pratiqué au lit, pour aider à s'endormir ou à tout autre moment pour simplement se détendre:

Vous imaginez que vous êtes dans un ascenseur, au dixième étage. À mesure que l'ascenceur descend, vous vous laissez lentement glisser dans un état de léthargie qui vous apporte paix et relaxation. En comptant 10, 9, 8, vous fermez les yeux. À 7, 6, 5, vos muscles se détendent et votre tension musculaire s'élimine, vos muscles font le vide. À 4, 3, 2, vous êtes complètement calme et ne ressentez plus de stress. À 1, vous arrivez au rez-de-chaussée et vous êtes calme et détendu. Les portes de l'ascenseur s'ouvrent et vous entrez dans un jardin paradisiaque. Le soleil vous envahit d'une chaleur bienfaisante. Il y a beaucoup d'oiseaux et les fleurs sont très belles.

Dans ce jardin, il n'y a personne d'autre que vous. Vous vous y promenez lentement en prenant de profondes bouffées d'air frais. Vous humez le parfum des fleurs et parlez aux oiseaux. Un oiseau magnifique se pose sur votre épaule. Vous vous assoyez sur un banc, prenez l'oiseau dans vos mains et le caressez doucement. Les plumes sont douces. Lorsque vous vous sentez bien détendu, vous comptez jusqu'à trois et ouvrez lentement vos yeux.

Auto-examen du corps:

Cette technique sensibilise une personne à la tension dans ses muscles. Au début, cette technique peut sembler longue mais avec de la pratique, elle s'exécute en une seule grande expiration. Cet exercise peut être exécuté avec de la musique ou en silence.

Méthode: Inspirez pendant que vous pensez à un groupe musculaire de votre corps. Expirez pendant que vous sentez la tension disparaître. Répétez pour chaque partie du corps. Cette technique peut être exécutée n'importe quand: au travail, en attendant l'autobus, etc...

Relaxation progressive:

Cette technique amène à la relaxation de tous les principaux groupes de muscles du corps. Cependant, il est recommandé de la pratiquer au moins une fois par jour et, si cela est possible, deux fois. Trouver une pièce tranquille, sans bruit, avec peu de lumière et une température confortable. Cet exercise peut être pratiqué en silence ou avec de la musique douce.

Méthode: Contractez vos groupes musculaires un à la fois: visage (grand sourire), cou, épaules, bras, mains, poitrine, dos, estomac, hanches, jambes et pieds. Tenez la tension pendant 5 secondes. Relâchez les muscles lentement et, en même temps dites «détends et laisse aller»

Auto entraînement par la pensée:

Cette technique utilise la pensée pour contrôler les parties du corps. La pensée permet de diminuer les pulsations cardiaques, le rythme de la respiration et le niveau de stress. Cette technique demande beaucoup de pratique avant d'atteindre le contrôle complet.

Méthode: Respirez de façon régulière. Imaginez les vagues d'un océan en vous disant: respire doucement et régulèrement. Contrôlez vos battements de coeur: Imaginez un mouvement calme ( un enfant dans une balançoire) en vous disant: Mon battement est calme et régulier. Contrôlez votre circulation sanguine: Imaginez que vous êtes sur la plage sous un soleil chaud en vous disant: mes bras (jambes) et mes mains (pieds) sont lourds et chauds. Imaginez la chaleur se transportant de vos mains à vos pieds.

Bonne détente!

UNE ÉCOLE POUR LA FIBROMYAGIE???

C'est un peu de lumière au bout du tunnel qu'a apporté le docteur Pierre Arsenault aux victimes de fibromyalgie. Le chercheur de l'Université de Sherbrooke a mis sur pied une école où les enseignements permettraient aux patients de réduire jusqu'à 50 % la douleur due à ce mal qui embête tant de médecins.

Avec son plan en quatre étapes, le Dr Arsenault est parvenu à combattre en partie l'état complexe et chronique qui provoque des douleurs généralisées, de la fatigue, ainsi qu'une variété d'autres symptômes variant d'un individu à l'autre. Dans ce qu'il a appelé son École de fibromyalgie, qu'il a cofondée à l'Université du Québec en Abitibi, il a fait suivre aux patients, 10 semaines durant, un programme de conditionnement physique, de nutrition, de psychologie de la douleur, de même qu'il les a sensibilisés aux conséquences indésirables auprès de leur proches de l'amélioration de leur condition.

L'école redonne aux clients leur pouvoir, résume-t-il, rappelant que la fibromyalgie est un mal à la fois physique et psychologique. On veut que les gens deviennent les meilleurs médecins pour eux-mêmes.

En Abitibi, où 20 patients se sont prêtés à l'exercice, les résultats auraient été concluants. La médication qui peut inclure antidépresseurs, anticonvulsivants, relaxants musculaires et plus rarement des dérivés de la codéine ou de la morphine a été sensiblement réduite, voire éliminée, et les douleurs ont chuté de 50% dans les meilleurs cas. Or, pour valider de façon scientifique son école et son programme, le Dr Arsenault et son équipe atendent d'avoir éprouvé leur méthode auprès de 20 autres patients. Ceux-ci sont attendus au Centre Hospitalier universitaire de Sherbrooke.

M. Arsenault souligne que son approche nécessite peu: une salle et deux personnes qui donnent des ateliers. C'est au patient à apprendre les mécanismes qui régissent sa colère, son stress, son anxiété, et de suivre rigoureusement ce qu'on lui demande de faire à la maison. Pour les 3 à 5% de la population au prise avec la fibromyalgie, c'est une bonne nouvelle, surtout quand on sait qu'à l'heure actuelle, la majorité des médecins ont du mal à diagnostiquer la maladie. Il faut dire que la cause demeure inconnue, même s'il est clair qu'elle se développe souvent après un traumatisme physique tel un accident, une blessure ou une maladie grave. Les praticiens qui la connaissent bien, comme le Dr Arsenault, ont des listes d'attente de trois ans pour les consultations, une situation que l'école, avec ses ateliers qui pourraient être donnés par des personnes autres que des médecins, viendrait solutionner en partie.

Tous les médecins voient des victimes de la fibromyalgie dans leurs bureaux, mais ils ne savent pas comment réagir, explique le Dr Arsenault. La fibromyalgie a été reconnue par le Collège des médecins en 1996, mais le problème, c'est que les documents du Collège sont très généraux et n'ont pas été mis à jour, ce qui fait que c'est dur d'intervenir.

EXERCISES POUR FIBROMYALGIQUES

Le désentrainement est une composante majeure du cercle vicieux liant la douleur et les phénomènes centraux à la sensibilité musculaire aux microtraumatismes et aux phénomènes périphériques.

A l'inverse, les exercices physiques peuvent augmenter l'oxygénation et améliorer le métabolisme musculaire, augmenter l'énergie et l'endurance et améliorer la souplesse et la longueur des muscles.

De plus, ils peuvent entraîner une sécrétion des endorphines et une production de la sérotonine au niveau cérébral, améliorant le sommeil et réduisant le stress, l'anxiété ou la dépression.

Les sujets atteints de fibromyalgie ont besoin de deux types d'exercice:

- des séances de stretching journalier pour lutter contre la tension musculaire

-trois fois par semaine un programme d'entrainement à l'effort, augmentant la fréquence cardiaque, et améliorant l'oxygénation.

Ces exercices musculaires doivent être adaptés aux douleurs (diffuses ou localisées) à la fatigue (intense ou minime), l'âge et la condition physique. Bien évidemment la plupart des sports impliquant une compétition, une absence de contrôle des mouvements et entrainant des micro-traumatismes sont à éviter.

1-Exercices respiratoires

Des séances de respirations profondes à raison de 5 fois par jour, permettent d'augmenter l'oxygénation musculaire et de mobiliser les muscles de la cage thoracique. Ces exercices, comme certaines méthodes de relaxation yoga, peuvent être effectués par des malades atteints de FM sévère.

2- La marche

La marche peut être considérée comme un exercice d'aérobic si elle entraîne une accélération de la fréquence cardiaque correspondant à 60 à 70% du pouls maximum (calculé par l'équation: 220 - âge du malade), et ce en augmentant progressivement la distance et la vitesse. Certains malades semblent apprécier l'utilisation d'un tapis roulant.

La marche doit être combinée avec des séances de stretching, notamment pour la partie supérieure du corps. Le jogging n'est pas recommandé.

3- Le stretching

Bien que des études aient démontré que le stretching, utilisé en monothérapie, est sans effet sur l'évolution des FM, cette technique, couramment employée dans le traitement des syndromes myofasciaux, demeure une thérapeutique d'appoint indispensable.

Elle consiste en un étirement statique d'un muscle ou d'un groupe musculaire déterminé avec un cycle contraction ( 20 secondes) - relachement ( 3 secondes) - étirement (associé à une expiration profonde, 20 à 30 secondes). A titre d'exemple, l'étirement des muscles dorsaux profonds est effectué en décubitus, en ramenant les genoux, maintenus par les membres supérieurs, pour fléchir les hanches au maximum en même temps que la colonne cervicale (position de ''l'oeuf'').

Les exercices doivent être effectués avec prudence, en présence, tout au moins au début, d'un rééducateur.

4- La natation

La plupart des programmes qui comportent une balnéothérapie chaude sont bénéfiques pour des patients atteints de fibromyalgie. La température variant suivant les auteurs de 28 à 36 C et le déroulement des exercises se faisant de mouvements passifs à la marche puis la natation. L'exercice musculaire en milieu marin favorise l'activité du système opioide endogène; il doit être accompli de façon progressive et doit rester de faible intensité.

Afin d'éviter une exacerbation des symptômes, il est préférable de prendre des cours de natation avec un professionnel en pratiquant des exercices de façon graduelle. Il est recommandé de pratiquer 30 minutes de natation ou d'exercices en milieu marin 3 fois par semaine combinés avec du stretching quotidien

5- Exercice sur bicyclette

Un vélo normal ou immobile peut être utilisé pour des exercices d'aérobic. Cette formule d'exercice a cependant plusieurs inconvénients (position inconfortable, aggravation des douleurs,..).

6- Conduite à tenir devant une fibromyalgie sévère

Les patients présentant des douleurs sévères ont besoin d'un programme de pré-exercice évitant ainsi une flambée des symptômes. Les étapes pourraient être les suivantes:

1: exercices de relaxation puis programme de respirations profondes 5 fois par jour afin d'augmenter l'oxygénation musculaire et de mobiliser les muscles de la cage thoracique.

2: exercices de mouvements actifs à domicile guidés par un thérapeute tous les jours pendant au moins une semaine

3: commencer un programme de stretching, 30 à 45 minutes par jour, augmenté de façon graduelle jusqu'à ce que le stretching soit généralisé à tous les muscles et ce pendant au moins deux semaines.

4: commencer un exercice d'aérobic (marche rapide entrainant une accélération du pouls égale à 60-70% du pouls maximum pour l'âge) avec des séances de 20 minutes 2 fois par semaine. Cette pratique doit être couplée à la relaxation et au stretching.

5: continuer les exercices d'aérobic 30 minutes 2 fois par semaine, puis 40 minutes 2 fois par semaine. L'essentiel est d'établir un programme précis par étape et de ne passer d'une étape à l'autre qu'en l'absence de recrudescence des douleurs.

Traitements complémentaires : crèmes et gels

Il existe un grand nombre de crèmes et de gels topiques qui offrent un soulagement temporaire de la douleur. Ces produits contiennent des ingrédients médicamenteux et doivent donc être utilisés avec prudence. Certaines crèmes ont pour ingrédient actif l'acide acétylsalicylique (AAS), lequel est absorbé par la peau et doit être inclus dans le calcul de l'apport total quotidien si l'on prend également de l'AAS ou de l'ibuprofène sous forme de comprimés. Comme il est difficile d'évaluer la quantité d'AAS absorbée par la peau, on doit éviter d'utiliser le même jour une crème et des comprimés à base de ce produit. Par ailleurs, il faut se rappeler que ces crèmes ne servent qu'à soulager la douleur et n'ont aucun effet anti-inflammatoire.

La majorité des crèmes sont des révulsifs, médicaments qui établissent une concurrence entre deux douleurs, réduisant ainsi la sensibilité de l'organisme. Appliqués sur une articulation douloureuse, elles produisent une réaction locale temporaire - parfois accompagnée d'une irritation cutanée, d'une légère enflure ou d'une variation de température - qui atténue la douleur. Il ne faut pas utiliser les crèmes avec des compresses chaudes ou froides, car cette association peut entraîner des brûlures à la peau. La plupart des révulsifs utilisent la chaleur ou le froid pour ''distraire'' le cerveau et l'empêcher de reconnaître les signaux transmis par la source de douleur en amplifiant les impulsions nerveuses reçues par les zones du cerveau responsables de la perception de la douleur. Ainsi submergé par un afflux de signaux chimiques, le cerveau cesse temporairement de les traiter, ce qui procure un soulagement de la douleur.

Pour certaines personnes, l'application d'un baume est aussi efficace contre la douleur que la prise d'anti-inflammatoires non stéroidiens (AINS) et, outre une brève sensation de cuisson, n'entraîne aucun des effets indésirables pouvant accompagner la prise d'AINS, comme une irritation ou une hémorragie gastrique ou une réaction cutanée. Il est important de se rappeler qu'on ne doit jamais appliquer de chaleur sur une articulation enflammée.

Si vous prévoyez essayer des crèmes ou des gels, parlez-en à votre médecin ou rhumatologue, et informez-le également de tous les autres traitements ou médicaments que vous utilisez.

par admindadou
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